Kim Novak – indie rock à la française


Alors autant vous arrêter tout de suite, cet article n’a rien à voir avec l’actrice de cinéma Kim Novak, célèbre pour avoir jouer dans Vertigo / avoir une tronche en plastique et être bipolaire. En fait, nous allons parler d’un groupe originaire de Caen qui distille de l’indie rock sirupeux. Si vous êtes aguerri aux salles parisiennes, vous aurez sans doute eu l’occasion de les croiser plusieurs fois à la flèche d’or ou en première partie d’illustres groupes d’indies, sinon il est toujours temps de les découvrir maintenant.
kimnovakmusic.bandcamp.com

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Live Report Mainsquare Festival Arras (Day 2 : The National+Arcade Fire)


Bonjour à tous,

La réminiscence du Mainsquare festival de samedi me rend la tâche difficile aujourd’hui au travail…Alors au lieu de faire semblant de travailler je préfère vous partager à chaud ma première expérience au festival d’Arras.

La 8ème édition du mainsquare festival ouvrait ce weekend, en beauté, la valse de tous les festivals estivaux. Au sommaire une journée plutôt heavy metal et rock burné le vendredi (linkin park, limp bizkit, queen of the stone age…), indie rock le samedi (ce dont je vais vous parler) et pop rock le dimanche (Pj harvey, coldplay…). Après consultation de quelques quotidiens il s’avèrent que près de 100000 personnes ont fait le déplacement ce weekend pour l’évènement sous un soleil radieux.

Arrivée à Arras et Triggerfinger

Alors pour ceux qui connaissent un minimum le Nord, je dirais que Arras c’est la ville de baaaase; gare, briques et citadelle de toute beauté près à accueillir les festivaliers. Après le checking et le temps de se ravitailler au bar, les belges de Triggerfinger ouvre le bal, sous un soleil de plomb, sur la grande scène.  Un groupe assez sympa un peu rockab, un peu blues ,un peu rock stoner et surtout bien déjanté. Du coup, pas trop ma came mais un bon moment pour trouver ses marques et siffler sa première bière.

Mai + Yodelice + Everything Everything

Je file avant la fin de Triggerfinger pour découvrir la green room; une scène un peu plus petite, entourée de gazon et beaucoup plus sympa pour se poser. Même si je suis pas trop emballé par le nom du groupe (qui ne me dit rien qui vaille), je m’assois dans l’herbe et écoute une formation planante, (légèrement) hippie sur les bords. Rien de sensationnel du côté de la chanteuse Suédoise mais une façon de se reposer avant de voir les concerts pour lesquels je suis venu.

J’enchaîne ensuite sur la grande scène pour voir un autre groupe que je connais peu; Yodelice. Sous un caniard de malade la formation balance du rock avec pas mal de solos de gratte et des choeurs bien trouvés mais bon cela reste très mainstream, je me casse donc voir everything everything…

Sur la green room, ambiance totalement différente; au programme anglais à mèche déchainé qui balance un truc « à la » foals c’est à dire rythmes syncopés, plans un peu maths et post punk. Ça bouge pas mal, les mélos sont bien trouvées même si c’est pas le concert de l’année et que les anglais ont du mal à trouver leur public.

Aloe Blacc + Fleet Foxes

Je profite de la pause pour me trouver un truc à bouffer de type fat, histoire de tenir toute la soirée. C’est chose faite quand je tombe sur un chili monster (il faut dire que l’organisation bouffe est assez stylé, il y en a pour tous les goûts), le temps de reste dans le bouchon entre les deux scènes et de donner l’adresse du Chili à une dizaine de festivaliers, j’entame mon festin devant Aloe Blacc. C’est pas mal d’ailleurs Aloe Blacc (ok moins bon que le Chili…), du coup j’écoute leur soul/funk emprunt de Stevie Wonder (qu’il sample et dédicace allègrement) et je m’endors sur la pelouse à cause d’une digestion terrassante! Je me réveille finalement à la fin du set pour leur tube I need money. Pas grand chose à dire un bon moment et un bon chili en somme!

Les choses commencent à causer un peu plus pour Fleet Foxes, Les gens se pressent devant la green room pour observer le groupe de Seattle qui à véritablement explosé avec ces deux LP. On compare souvent le groupe aux classiques tel que Neil Young, Bill Crosby ou encore aux plus contemporains Band of Horses ou Wilco. J’ai trouvé le concert d’une grande qualité, le son était très bon (quoique un peu fort pour contrebalancer avec la tornade Kaiser Chief de l’autre côté). J’aime beaucoup le côté country pop, les choeurs et les compos sont vraiment bien trouvés. Un concert vraiment bien que je n’ai malheureusement pas pu suivre en entier, The National oblige sur la grande scène.

The National

Voilà on y est! J’ai une place plutôt pas dégueu pour LE groupe découverte en live de 2010. Matt Berninger arrive avec ses gars, toujours bien classe et apparemment très content de jouer en première partie de leurs vieux potes de Arcade Fire. Le public n’est pas très chaud au début mais la température monte vite, I’m afraid of everyone met tout le monde d’accord sur la qualité du groupe en live et la grande maîtrise de leur répertoire. Les morceaux de High Violet et de Boxer s’enchainent sans une fausse note pour le plus grand plaisir de tous. Le groupe à tout de même le mérite de passer après un kaiser chief beaucoup plus festif (et beaucoup moins technique) tout en maintenant une motivation de fou dans le public. Matt Berninger est comme d’habitude avec sa bouteille de vin et monte en crescendo pendant le concert. Son acolyte Win Butler de Arcade Fire vient trinquer avec lui sur la chanson Start a War pour le plus grand plaisir de tous les festivaliers.

Finalement Matt s’autorise un bain de foule sur Terrible Love au milieu d’un public dévoué à sa cause tandis que le groupe finira en beauté sur le somptueux Fake Empire. Je pense que pour beaucoup (vous vous en rendrez compte en parcourant les différents articles de presse), National à été pour beaucoup une très grande révélation de ce Mainsquare.

ARCADE FIRE

A peine remis de mes émotions de National, les techniciens installent écrans géants et le milliard de matos de la bande de Canadiens. Le show commence sur le film vidéo de Spike Jonze qu’il à réalisé sur The Suburbs. L’effet est immédiat, tu te dis, ça y est, j’y suis! Et la c’est le tourbillon, les chansons s’enchainent et embarquent tout le monde. Il faut dire qu’avec l’album the Suburbs et ses tubes ainsi que les plus grands hits de Neon Bible et The Funeral, il y en a pour tous le monde.

Je lève mon chapeau au taf des techniciens et à la direction artistique du show, on en prend plein les yeux, sans parler des musiciens emmener par Win Butler et Régine Chassagne qui foutent le feu pendant une heure et demi : « You must be fuckin’ quiet for this song, cause it’s gonna be a slow one » et là ils te balance un énorme No car’s go qui fera danser tout le monde.

Alors oui, je me considère comme chanceux d’avoir vu Arcade Fire au sommet de leur truc avec un live qui tue, un show qui tue et une set list de barge. Of course, un finish sur Wake Up scandé par toute la foule, nous laisse un goût parfait en bouche, je veux les revoir!!

Alors voilà un petit tour non exhaustif des performances que j’ai vu, il serait malheureusement trop long de tout vous raconter, mais si vous avez la chance de découvrir (la superbe) ville d’Arras l’année prochaine et si la progra vaut le coup. N’hésitez surtout pas!

Douchi.

The National – Indie beegee


Bonjour à tous, après un petit post hier pour vous dire qu’on est encore vivant, il serait temps de parler un peu de musique maintenant!

Commençons par un de mes coups de coeur de l’année donc; The National, un groupe dont la notoriété ne cesse de grandir depuis sa formation en 2000.

Le groupe est formé de deux « clans », les frères Dessner aux mélodies et les frères Davendorf à la section rythmique, le tout étant emmené par le chanteur à la voix de bariton Matt Berninger. Cet équilibre parfait est souvent accompagné d’une section cuivre ajoutant un côté aérien aux compositions du groupe. Cette formation de frangins donne également un côté très personnel aux différentes compos.

Après quelques albums prometteurs qui ont permis au groupe d’affirmer leur style, la sortie de Alligator en 2005 et surtout The Boxer en 2007, voit le groupe décollé et être acclamé par la presse généraliste et spécialisé. Il faut dire que le groupe à acquis une énorme expérience et s’avère être autant efficace sur support discographique, qu’en live (perso je trouve qu’ils sont encore meilleurs).

THE BOXER

Cover art The Boxer

La première chanson justifie déjà l’achat (ou téléchargement si vous n’êtes pas trop du label Pur…). Fake Empire, une mélodie de fou au Piano, une voix si particulière, et une atmosphère qui se créer grâce au nappes des différents instruments arrivant peu à peu.

Et finalement The National, on se demande si c’est pas un peu ça tout le temps? on commence sur une mélodie de guitare ou de piano qui déchire, une batterie minimale et martelante bien trouvée, une voix qui arrive à point nommée avant une envolée de la section cuivre. Alors oui, c’est vrai que les structures se ressemblent énormément entre les chansons, mais les mélodies sont tellement bien trouvés qu’on se laisse emporter à chaque fois, chanson par chanson jusqu’à la fin de l’album qui file à vitesse grand V.

Je ne vous en dit pas plus, c’est un album à découvrir voilà tout.

HIGH VIOLET

5ème album High Violet

L’édition vinyle violette du plus belle effet n’est autre qu’un superbe écrin pour un album dans la même lignée que le précédent. Ici l’on ouvre sur Terrible love et son entêtant « It’s a terrible love that I’m walkin’ with spider ». L’album est tout simplement une tuerie, avec des chansons introspectives comme Runaway ou England, d’une douceur et d’une puissance incroyable.

Cet album à été acclamé par tous et c’est placé dans pas mal d’incontournable 2010.

LIVE REPORT

Et oui parce que être fan des albums c’est bien mais les voir live c’est mieux! Et moi pour le coup il s’est passé l’inverse, j’ai découvert The National en première partie de Pavement au Zénith de Paris en mai 2010. En discutant avec pas mal de gens avant le concert j’apprends que beaucoup d’entre eux viennent pour la première partie, ce qui est tout de même sacrément bluffant, surtout quand le groupe à l’affiche est Pavement. Assez étonné par ça, j’ai donc prêté une oreille attentive à cette première partie qui à été pour moi une révélation.

Ne connaissant pas les chansons à l’époque, la surprise à été grande, le goût était bon, mais aucun moyen de comparaison avec les albums.  Il n’en saura plus de même au Main Square le 2 Juillet où je chanterai à tue-tête les chansons avant le grand live de Arcade Fire…

Douchi