Mumford And Sons / Babel


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Disponible depuis quelques jours, le nouvel album de Mumford & Sons est l’un des plus attendu de la rentrée Pop / Folk 2012.

Depuis leur dernier opus et le tube Little Lion Man, ces anglais aux accents celtiques ont largement fait parler d’eux grâce à des refrains chantant et des rythmes entrainants.

Malheureusement avec Babel la surprise qu’avait constitué les accents folk et blue grass du premier album s’évapore un peu… Ils tombent dans le péché attendu des groupes qui impriment et retiennent la recette du succès trop vite.

À l’instar de Coldplay, qui commença imposer les envolées lyriques de Chris Martin à la suite de Parachutes, Mumford and Sons nous sert du banjo et des choeurs à toutes les sauces.

Video here

Certainement qu’un public affamé va en redemander, que les stades en seront rassasiés. mais très peu pour nous, l’indigestion est proche… Dommage…

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Bruce Springsteen – Nebraska


Lorsque l’on voyage, il arrive souvent d’avoir à passer plusieurs jours vissé au siège d’un autobus pour rejoindre la destination souhaitée… Alors mieux vaut être bien équipé. Je nous vous dit pas d’emporter votre coussin, ni même votre peluche préférée, mais de toujours garder près de vous les albums qui vous font voyager.

Je conserve toujours à portée d’Ipod, Nebraska, le sixième album studio de Bruce Springsteen. En 1982, alors que tout le monde attend qu’il enregistre de nouveaux titres avec le E-Street Band, le Boss décide de s’isoler dans le New-Jersey et enregistre seul avec son magnétophone la demo de Nebraska. Le son Brut, profondément folk de cet enregistrement, fait raisonner sa voix du boss comme jamais. Les morceaux sont réenregistrés par la suite avec le E-Street Band, mais Springsteen, préfère la version originale et décide de lancer l’album à partir des pistes de la demo. L’album devient une référence du répertoire du « Boss ».

Que faire alors, lors de votre prochain voyage? Tout d’abord une sélection efficace d’album de qualité. A vous de voir, mais conseil d’ami : éviter les Best Of. En effet, une compilation c’est bien quand on est pressé et c’est utile pour les Blind Test, mais c’est moche pour les oreilles et les voyages en particulier. Un album, c’est un livre, une histoire. Alors comme un livre, il est important de commencer par le début et de pousser jusqu’à la fin. Et même si parfois le corps du texte semble perturber le récit, ne vous en faites pas, les grands auteurs savent toujours où ils vont, la situation finale, vous émerveillera…

Ci après, l’introduction de Nebraska, en espérant que ça vous donne envie de lire la suite…

Piste 1 : Nebraska

Piste 2 : Atlantic City

Piste 3 : Mansion On The Hill

Bon voyage…

 

Live Report – The war on drugs – Point FMR 26/09


Ah The war on Drugs…Cela faisait un petit moment que leurs mélodies me trottaient dans la tête alors pourquoi pas se laisser tenter par un concert, qui plus est à 500 mètres de chez moi? Après un retour de weekend plutôt fatiguant, les personnes motivés étaient peu nombreuses au rendez-vous, pas grave cela nous laissait plus de places pour apprécier la performance du quatuor.

Ce qui séduit de prime abord chez the war on drugs c’est le côté un peu désuet, très dream pop du groupe. Lorsque l’on ferme les yeux on se retrouve vite avachi dans l’herbe en laissant le soleil nous caressé la peau, et on se sent bien. D’ailleurs je trouve que le groupe se rapproche énormément de leurs homologue de Real Estate (qui sortent un nouvel album dans quelques jours et dont nous avions déjà parlé dans ces colonnes). Cependant en plus de ce côté dream pop omniprésent, qui m’avait touché lors des premières écoutes, j’ai découvert un versant folk très prononcés dans leurs approches de la musique et ceci est notamment due en partie à l’utilisation de l’harmonica et de mélodies simples mais surtout à la voix nasillarde et dylaniesque d’Adam Granduciel. Ce dernier aspect ne m’avait pas forcément frappé sur support discographique, mais en live, il était impossible de le renier (surtout quand on vous le rappel toutes les 5 secondes 😉 ).

La ressemblance avec Dylan est particulièrement frappante sur cette chanson

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Folk’s Fidelity


« A good compilation tape, like breaking up, is hard to do and takes ages longer than it might seem. You’ve got to kick off with a killer, to grab the attention. Then you’ve got to take it up a notch, or cool it off a notch…oh, there are a lot of rules. » Nick Hornby, High Fidelity, 1995.

High Fidelity, le très bon bouquin de Nick Hornby adapté par Stephan Frears au cinéma, nous a donné envie de partager avec vous un petit Top 5 de temps en temps. Pour cette première compilation, on vous propose 5 artistes folks et mélancoliques pour terminer ou commencer votre journée en beauté. 5 songwriters à écouter absolument.

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Chronique dépression : Bon Iver S/T


Alors non ceci n’est pas une chronique dépression mais bel et bien une chronique du dernier album de Bon Iver intitulé, eh bien, Bon Iver (c’est pas self titled pour rien!). Alors pourquoi ce titre de chronique dépression, et bien tout simplement parce que Bon Iver c’est le genre de groupe que tu trouves beau quand tout va bien et qui te donne envie de te pendre ou de pleurer (au choix) quand ça va mal.

Justin Vernon l'instigateur et principal moteur de Bon Iver

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Génération Youtube


Bonjour à tous,

Aujourd’hui un petit focus sur deux monstres sacrés de la musique Paul McCartney et Bob Dylan!

Au détour de vos pérégrinations sur Youtube vous êtes peut-être tombés sur ces deux vidéos que j’affectionne particulièrement; Sur la première McCartney seul en studio,  joue en version acoustique la chanson For no One (pour moi la plus belle chanson de McCartney). C’est une version simple et pourtant tellement efficace, Il va même jusqu’à mimer le french horn à la bouche.

La deuxième vidéo est une rencontre entre Donovan et Dylan lors d’une soirée. Donovan, souvent appelé le Dylan anglais joue une chanson et demande ensuite à Bob de lui interpréter It’s all over now baby blue. Il en résulte une version simple mais superbe de ce classique de Bob Dylan. Un instant volé de deux des plus grands folkmen des 60’s.

Bon surf,

Douchi.

The Last Waltz – Un dernier tour pour le Band


Bonjour à tous,

Aujourd’hui point de chronique album ou de live report (en même temps vu les concerts du weekend…je ne préfère pas revenir là-dessus), je vais plutôt vous parler d’un concert d’exception, la fin d’une époque, capté live par Mr Scorsese en personne. Alors non, je ne vais pas vous parler du live des papy du rock aka les Stones mais du groupe THE BAND.

The Band c’est avant tout LE groupe d’accompagnement de Bob Dylan, à partir de son revirement électrique. Mais ce que l’on sait moins c’est que ce groupe est responsable de deux albums géniaux : Music From the Big pink et the Band; c’est du classic rock à la sauce hippie et je peux vous dire que beaucoup ne s’en sont toujours pas remis.

Après de nombreuses années de tournées et un succès un peu en déclin, Robbie Robertson (lead  guitare et leader du groupe), décide d’arrêter de tourner. Cependant pour se retirer en beauté la bande de The Band à invité toutes les pointures du rock pour leur dernière valse (Neil Young, Joni Mitchell, Eric Clapton, Muddy Watters, Van Morrisson et Monsieur Bob Dylan!).

Le concert est absolument fou, outres des chansons parfaites, Scorsese s’est particulièrement appliqué à filmé de façon dynamique afin de retranscrire au mieux l’atmosphère du concert. Les artistes venant salués et joués avec The Band s’enchaînent sans se ressembler; Neil Young assène un Helpless plein d’émotions, Clapton balance un solo de blues déchainé, et Van Morrison montre à tout le monde qu’on peut porter un costume violet ridicule tout en chantant comme un Dieu.

The Band se retrouve ensuite autour de leur classique, la chanson The Weight, rendu célèbre par la BO du film d’avant garde Easy Rider. Ils livrent un live parfait de cette chanson. Impossible de la décrire, il faut le voir pour le croire.

Enfin pour finir un concert déjà bien mouvementé, Monsieur Bob Dylan nous livre un Forever Young et un I shall be Released (avec Ringo Starr et Ronnie Wood) avec son flegme si particulier. Une prestation scénique incroyable, et un Band survolté pour l’accompagner.

Dylan performing Forever Young

Vous l’aurez compris, ce live est une pépite, et malgré le fait qu’il est été enregistré en 1976, il n’a pas pris une ride. Trouvable pour environ 15 balles dans vos stores cela serait quand même bête de se priver.

Bon Lundi,

Douchi