Mumford And Sons / Babel


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Disponible depuis quelques jours, le nouvel album de Mumford & Sons est l’un des plus attendu de la rentrée Pop / Folk 2012.

Depuis leur dernier opus et le tube Little Lion Man, ces anglais aux accents celtiques ont largement fait parler d’eux grâce à des refrains chantant et des rythmes entrainants.

Malheureusement avec Babel la surprise qu’avait constitué les accents folk et blue grass du premier album s’évapore un peu… Ils tombent dans le péché attendu des groupes qui impriment et retiennent la recette du succès trop vite.

À l’instar de Coldplay, qui commença imposer les envolées lyriques de Chris Martin à la suite de Parachutes, Mumford and Sons nous sert du banjo et des choeurs à toutes les sauces.

Video here

Certainement qu’un public affamé va en redemander, que les stades en seront rassasiés. mais très peu pour nous, l’indigestion est proche… Dommage…

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God Bless The Commitments


Alors que la dinde de Noël n’est pas encore tout à fait descendue, que votre estomac ne se remet pas vraiment de ce que lui vous avez infligé au réveillon, voilà que TF1, vous sert une cinquantième diffusion de la Grande Vadrouille pour digérer tout ça!…

Aaaah les fêtes! Astérix et Obélix Chez les Indiens, Le père Noël est une Ordure et le Best Of Video Gag 2011… On en redemande!!! NumaProstMusic s’insurge et sonne le glas des paillettes et autres cotillons télévisés…

Que diriez-vous de nous suivre dans les bas-fonds de Dublin et de faire passer Marrons Glacés et autres Ferrero Rocher accompagnés d’une bonne Guinness?

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Chronique Album – Youth Lagoon / The Year Of Hibernation (Feat Walden)


« I have always been regretting that I was not as wise as the day I was born. » Walden, Or, Life in the Woods, Henry David Thoreau, 1854

Dans Walden le philosophe et naturaliste américain Henry David Thoreau nous expose sa vie menée durant deux ans au coeur de la nature, en autarcie. Aujourd’hui considéré comme l’un des pionniers du mouvement en faveur de la décroissance et du respect de l’environnement, cet exil au bord de l’étang de Walden dans le Massachussetts, lui inspire une réflexion sur la solitude, la nature et la société consumériste de l’époque.

Euh… Pourquoi parler d’un philosophe américain disparu depuis presque 150 ans sur ce blog de musique? La raison de cette petite divagation introductive résulte de l’écoute de The Year of Hibernation de Youth Lagoon.

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Bruce Springsteen – Nebraska


Lorsque l’on voyage, il arrive souvent d’avoir à passer plusieurs jours vissé au siège d’un autobus pour rejoindre la destination souhaitée… Alors mieux vaut être bien équipé. Je nous vous dit pas d’emporter votre coussin, ni même votre peluche préférée, mais de toujours garder près de vous les albums qui vous font voyager.

Je conserve toujours à portée d’Ipod, Nebraska, le sixième album studio de Bruce Springsteen. En 1982, alors que tout le monde attend qu’il enregistre de nouveaux titres avec le E-Street Band, le Boss décide de s’isoler dans le New-Jersey et enregistre seul avec son magnétophone la demo de Nebraska. Le son Brut, profondément folk de cet enregistrement, fait raisonner sa voix du boss comme jamais. Les morceaux sont réenregistrés par la suite avec le E-Street Band, mais Springsteen, préfère la version originale et décide de lancer l’album à partir des pistes de la demo. L’album devient une référence du répertoire du « Boss ».

Que faire alors, lors de votre prochain voyage? Tout d’abord une sélection efficace d’album de qualité. A vous de voir, mais conseil d’ami : éviter les Best Of. En effet, une compilation c’est bien quand on est pressé et c’est utile pour les Blind Test, mais c’est moche pour les oreilles et les voyages en particulier. Un album, c’est un livre, une histoire. Alors comme un livre, il est important de commencer par le début et de pousser jusqu’à la fin. Et même si parfois le corps du texte semble perturber le récit, ne vous en faites pas, les grands auteurs savent toujours où ils vont, la situation finale, vous émerveillera…

Ci après, l’introduction de Nebraska, en espérant que ça vous donne envie de lire la suite…

Piste 1 : Nebraska

Piste 2 : Atlantic City

Piste 3 : Mansion On The Hill

Bon voyage…

 

Chronique Album – St. Vincent – Strange Mercy


Être passé à côté de Strange Mercy lors de sa sortie en septembre dernier, c’est un peu comme louper une marche quand on monte un escalier… ça fait pas très mal, mais on a franchement l’air d’un con…

Strange Mercy donc, c’est le troisième opus de la belle de Chicago Annie Clark, et c’est un petit bijou. On succombe à sa douce voix, à la clarté de son jeu et de ses arrangements. Multi-instrumentaliste, elle revient deux ans après le succès de Actor avec cet album contrasté tout à fait réussi.

Survolant élégamment la folk, l’électro en passant par l’indie-rock, Annie Clark se renforce de toutes ses influences, et lie le tout avec délicatesse et talent. On aime tout particulièrement Cheerleader, qui sous un air de ballade miniaturisée, s’offre un refrain lointain et rythmé, et puis Cruel pour son air léger mais saturé.

On vous laisse découvrir le reste en paix, nous on va tenter de remonter cet escalier…

The Revolution Will Be Live


Le mouvement d’indignation prend de l’ampleur aux Etats-Unis.

Habituellement peu coutumière de ces vastes mouvements sociaux, New-York connaît depuis quelques jours des manifestations d’un genre nouveau. Se réclamant d’un intérêt général et non de revendications particulières, ces mobilisations se veulent spontanées, vastes et populaires. Occupy Wall Street

Plus de 40 ans auparavant, le poète et musicien Gil Scott-Heron, enregistrait « The Revolution Will Not Be Televised ».

La spontanéité de ce mouvement collectif aux Etats-Unis, habituellement plus habitué aux revendications individuelles, fait écho à ce poème/chanson du début des années 70 en faveur de la reconnaissance de la minorité afro-américaine aux Etats-Unis.

Les paroles ici : The Revolution will not be televised

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Point de vue : + 1 pour McCartney


Attention, ceci n’est pas une connerie… enfin je ne crois pas…

Petite explication. Nous vivons dans un environnement fortement « imagé ». On peut rendre compte de notre vision en appuyant sur un bouton. Une représentation parfaite en résulte, puis on partage, puis on « like ».

Réalisation personnelle, dévoilée ou non (facebook n’est pas le sujet ici), photographie, cinéma et publicité nous mettent en contact permanent avec un idéal visuel. La qualité esthétique de notre monde n’a pourtant pas changé, mais grâce à de nouveaux instruments, sa représentation se fait chaque jour plus précise, plus vivante. De la 3D qui nous rend acteur de l’image, à Google Map qui nous donne donne le monde en trois clic, c’est le clap de fin de l’émerveillement.

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