Lescop: Quand la cold wave revient en grâce.


Vous avez sûrement entendu parler de Lescop ces derniers temps, toute la presse spécialisée (et moins spécialisée d’ailleurs) s’entend à dire que cet album est la révélation tant attendue de la scène française en 2012. On va essayer de voir, en indep et sans pression, ce que vaut l’album..

. Pour ma part, il y a un problème que je trouve récurrent avec la new wave et la cold wave, c’est l’univers maudit et très suffisant créé autour de la musique. Cette distance et ce mal-être à beau être propre au style, il s’avère parfois être faux, ou du moins, surjoué. C’est ce que j’ai cru distinguer lors de la découverte dans la presse et à la première écoute de Lescop. Ce côté faussement Joy Division-maudit, m’avait laissé de marbre (et même peut-être un peu réticent, je dois l’avouer). Heureusement, une amie, m’a quand même invité à écouter de façon plus objective la forêt et Tokyo la nuit (les deux singles) afin que je puisse me rendre compte du talent de Lescop. Il est vrai qu’après quelques écoutes de l’album la mayonnaise prend, et que l’on est directement emporté dans cet univers sombre. Ce côté rétro 80’s (on pense directement à un Etienne Daho, en version un peu plus dark), donne tout de suite une contenance au projet sans tomber dans le kitsch car appuyé par des boîtes à rythme limite électro qui apporte ce côté contemporain. L’ouverture de l’album, qui est aussi le premier single, nous place directement dans le contexte, une histoire de meurtre appuyé par une basse lourde et une boite à rythme entêtante. L’album s’en suit par un voyage à travers différentes villes, différents protagonistes, que je vous laisse le soin de découvrir par vous-même. Je reviendrais juste sur la chanson qui clôt cet album, le vent, qui pour moi dénote avec la noirceur de l’album et donne un côté atmosphérique et agréable à cette fin d’album. On peut d’ailleurs saluer à cet effet, les mélodies écrites par le guitariste qui, certes discret tout au long de l’album, fait crier sa jazzmaster à grand coup de reverb. Un très bon premier album de Lescop, qui, à mon avis, ouvre le pas à un retour en grâce de la musique new wave et cold wave pour 2013. Douchi.

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