Chronique album – Yuck


Edit: Yuck sera en concert à la Boule Noire à Paris le 5 Novembre

Convecteur temporel branché! Prêt à balancer la Doloreane à 88 miles à l’heure et revenir dans le début des années 90.

La pochette de l'album éponyme Yuck

Imaginez un groupe qui décide de dépoussiérer les héros indies des nineties; Pavement, Dinosaur Jr. et autres Sonic Youth tout le monde y passe. Étant fan de tout ces groupes, je ne peux qu’accueillir la nouvelle de façon enjoué mais aussi quelque peu angoissé à l’idée d’écouter un énième ersatz de nos héros. Dès l’ouverture, Get Away, mes doutes se dissipent, on est touché par ce côté désuet et nostalgique, « I can’t get this feeling out of my mind ».
Les mélodies fuzzy sont très bien trouvées, le chant saturé et braillard donne ce côté nostalgique, les nineties c’est fini.

Cette chanson d’ouverture n’est pas de la poudre aux yeux; the wall, arrive en renfort pour appuyer ce goût sirupeux avec des choeurs et une mélodie digne d’une chanson de Dinosaur Jr. Et ce n’est pas près de s’arrêter, les chansons s’enchaînent et sont toujours aussi agréable à écouter; sur Georgia la mélodie parfaite et la voix féminine me font penser à une croisée des chemins entre un Camera Obscura et une certaine Kim Gordon…

Yuck n’en est pas à leur coup d’essai; on retrouve deux anciens membre de Cajun Dance Party dans la formation et il faut avouer que pour une formation anglaise le tout sonne rudement comme un revival US des années folles de l’indie.

On les voit, les clins d’oeil à tous les joyeux larrons de la scène indie de la décennie précédente sont nombreux, mais jamais pompés ou de mauvais goût. Rubber, la dernière chanson de l’album est aussi un hommage à Yo la Tengo, un mur de son fuzzy, une mélodie fine, un tempo très lent…La fin d’un l’album qui laisse l’auditeur dans un doux rêve avant de se rendre compte que la Doloréane n’a jamais démarré, que les pompes de Marty coûte près de 4000 balles aujourd’hui et que nous sommes toujours dans cette bonne vieille année 2011.

Yuck est un mot utilisé dans le slang anglo-saxon pour exprimé son dégoût, c’est plutôt raté pour eux, et c’est pas plus mal pour nous.

Douchi

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